L’essentiel à retenir :
Les feux diurnes améliorent la sécurité routière en garantissant une visibilité accrue des véhicules pendant la journée. Leur installation suit des normes européennes strictes concernant la hauteur et la distance minimale entre eux. Depuis 2011, l’équipement est obligatoire sur tous les véhicules légers commercialisés en Europe, assurant ainsi une uniformisation efficace.
Pourquoi allumer des feux alors que la journée est claire ? Cette question révèle une méconnaissance fréquente des fonctions des feux diurnes, qui ne visent pas à éclairer la route mais à rendre les véhicules plus visibles. Leur activation automatique évite les oublis et facilite le respect des réglementations européennes relatives à la sécurité. Certains véhicules nécessitent une gestion précise des feux selon la vitesse et l’état du frein de stationnement. Ces feux sont essentiels pour anticiper les risques liés à la visibilité dans différents environnements.
Définition et objectif des feux diurnes
Caractéristiques techniques et emplacement des feux diurnes
Les feux diurnes sont des dispositifs d’éclairage positionnés à l’avant des véhicules. Généralement constitués de diodes électroluminescentes (LED), ils diffusent une lumière blanche destinée à améliorer la visibilité du véhicule en journée. Leur emplacement doit respecter des normes précises : ils doivent être fixés entre 25 cm et 150 cm de hauteur, et espacés d’au moins 60 cm pour assurer un signal lumineux efficace sans risque d’éblouissement.
Contrairement aux phares traditionnels, ces feux ne servent pas à éclairer la route mais uniquement à rendre le véhicule plus visible. Selon la catégorie du véhicule (L pour deux-roues, M pour transport de personnes, N pour transport de marchandises, et T pour tracteurs agricoles), les feux diurnes doivent être homologués spécifiquement selon des critères techniques adaptés.
Avantages et risques des feux diurnes
Le principal avantage des feux diurnes est l’amélioration de la sécurité routière par une meilleure visibilité du véhicule, notamment dans des conditions où l’œil humain est moins performant, comme en forêt ou en tunnels. Ils aident particulièrement à repérer les véhicules électriques, souvent silencieux et plus difficiles à détecter.
Leur activation automatique évite les oublis des conducteurs, réduisant ainsi les risques d’accidents liés à un manque de signalisation lumineuse en journée. Toutefois, un usage inapproprié peut entraîner des risques, notamment lorsque ces feux sont utilisés la nuit sans allumer les feux arrière : la voiture peut alors sembler non éclairée à l’arrière, ce qui est dangereux et interdit par la loi.
Les feux diurnes doivent forcément s’éteindre ou diminuer leur intensité lors de l’allumage des feux de croisement pour éviter que les autres usagers ne soient éblouis. Cette caractéristique technique reste un enjeu majeur dans la conception des systèmes de signalisation lumineuse.
Réglementation et obligations des feux diurnes
Normes techniques (distance, hauteur, puissance)
La réglementation européenne impose des normes strictes aux feux diurnes. La distance minimale entre les deux feux doit être de 60 cm, tandis que la hauteur d’installation est définie entre 25 cm et 150 cm.
Ces feux doivent émettre une lumière à puissance comprise entre 400 et 1 200 candelas, évitant tout éblouissement d’autres conducteurs. Ils sont soumis à la norme CEE-ONU 87, qui précise le cahier des charges technique, et à la norme 48 qui encadre leur installation.
L’homologation varie selon les types de véhicules : les catégories L (deux roues), M (voitures), N (camions) et T (tracteurs) doivent toutes respecter ces prescriptions. Cette homologation assure une conformité des feux pour chaque véhicule concerné afin de garantir leur efficacité.
Catégories et dates d’application
Depuis le 1er janvier 2011, tous les véhicules légers commercialisés en Europe doivent être équipés de feux diurnes. Pour les poids lourds, camions et bus, cette obligation est entrée en vigueur dès 2012.
Les véhicules antérieurs à ces dates ne sont pas dans l’obligation d’en être équipés, bien que certains pays recommandent l’emploi des feux de croisement en journée pour compenser. Il est également important de noter que les feux diurnes s’allument automatiquement au démarrage du moteur et s’éteignent dans certains cas précis : lorsque le frein de stationnement est serré, lorsque le véhicule roule à moins de 10 km/h, ou quand les feux de brouillard ou croisement sont activés.
Des réglementations spécifiques existent aussi pour l’usage dans les tunnels ou en cas de visibilité réduite, notamment en Suisse et au Canada, avec des amendes pouvant atteindre 40 francs suisses si les règles ne sont pas respectées.
Utilisation et sécurité au quotidien
Les feux diurnes doivent être utilisés uniquement en journée pour renforcer la visibilité du véhicule sans consommer autant d’énergie que les phares classiques. Ils ne remplacent en aucun cas les feux de croisement ou de route lors de la nuit ou par mauvaise visibilité.
Il est vital de savoir que certains systèmes permettent d’éteindre manuellement les feux diurnes lorsque la vitesse est inférieure à 10 km/h, notamment en cas d’arrêt prolongé. Cette fonction évite le risque d’infractions dues à un mauvais usage du dispositif.
Pour une sécurité optimale, il faut toujours vérifier que les feux arrière fonctionnent correctement, ce qui n’est pas garanti avec l’allumage automatique des feux diurnes car ceux-ci ne comportent pas de lumière arrière.
Les conducteurs doivent également adapter leur utilisation en fonction de l’environnement, par exemple en allumant les feux de croisement dans les conditions de pluie, neige ou faible luminosité.
Le mot de l’auteur
« Utiliser correctement les feux diurnes améliore votre sécurité sans nuire à l’environnement quand on respecte les règles d’allumage et d’extinction. »
Impact environnemental et consommation
L’utilisation continue des feux diurnes entraîne une légère hausse de la consommation de carburant. Avant la généralisation des LED, cette surconsommation pouvait atteindre 2 %.
La technologie LED a permis de réduire cet impact à environ 0,2 % de carburant supplémentaire, tout en offrant une longue durée de vie et une excellente visibilité.
Les dispositifs doivent aussi respecter les normes environnementales limitant la puissance et l’intensité lumineuse pour éviter le gaspillage d’énergie inutile.
Les feux diurnes contribuent donc à un compromis entre la sécurité routière et la préservation de l’environnement, notamment dans les zones urbaines où la pollution lumineuse est un enjeu croissant.
Comparaison avec feux de position et autres systèmes
Les feux diurnes et les feux de position ont pour objectif commun d’améliorer la visibilité, mais leur usage est différent. Les feux de position fonctionnent au crépuscule et à la nuit, ils sont aussi présents à l’arrière du véhicule et indiquent la position même du véhicule à l’arrêt.
Les feux diurnes, quant à eux, sont à usage strictement diurne et ne comportent qu’un éclairage avant. Leur puissance est supérieure à celle des feux de position, facilitant la perception du véhicule depuis une distance moyenne de 150 mètres.
Par ailleurs, les feux diurnes s’allument automatiquement à la mise en route, alors que le conducteur doit allumer manuellement les feux de position ou de croisement.
Dans certains véhicules, les systèmes combinent fonctions diurnes et veilleuses grâce à un modulation automatique de la luminosité, répondant ainsi à une meilleure ergonomie et sécurité.
Cas pratiques et exemples par véhicule et pays
Dans différents pays, les règles varient mais suivent toutes les normes européennes pour les véhicules neufs. En Suisse, l’usage des feux diurnes dans les tunnels est interdit au profit des feux de croisement, sous peine d’amende.
Au Canada, depuis 2021, les feux arrière doivent s’allumer automatiquement avec les diurnes pour éviter l’absence de signalisation arrière. Ce système d’alerte lumineux sur le tableau de bord informe le conducteur en cas d’oubli.
Sur les deux-roues (catégorie L), les feux diurnes sont aussi obligatoires, l’homologation tenant compte de la taille réduite du véhicule pour la réglementation.
Certains constructeurs proposent même des options pour éteindre manuellement les feux diurnes à basse vitesse (inférieure à 10 km/h) ou à l’arrêt avec frein serré, dispositifs peu connus mais utiles pour éviter les infractions.
🧮 Calculateur d’usage des feux diurnes
Estimez si vous devez allumer vos feux diurnes selon votre situation de conduite.
FAQ — feux diurnes
Quand utiliser les feux de diurnes ?
Les feux de diurnes s'utilisent uniquement en journée pour améliorer la visibilité du véhicule. Ils doivent être allumés automatiquement au démarrage et éteints ou diminués lors de l’allumage des feux de croisement ou la nuit.
Quelle est la différence entre feux de position et feux diurnes ?
La différence entre feux de position et feux diurnes réside dans leur usage et leur emplacement. Les feux diurnes éclairent avant en journée, sont plus puissants et s’allument automatiquement, tandis que les feux de position fonctionnent au crépuscule et à la nuit, à l’avant et l’arrière, et s’allument manuellement.
Comment allumer les feux diurnes ?
Les feux diurnes s’allument automatiquement au démarrage du moteur. Ils ne nécessitent pas d’action manuelle sauf dans certains véhicules où il est possible de les éteindre à basse vitesse ou à l’arrêt.
Où se situent les feux diurnes ?
Les feux diurnes sont situés à l’avant du véhicule, fixés entre 25 cm et 150 cm de hauteur, espacés d’au moins 60 cm pour garantir une visibilité optimale et respecter les normes de signalisation.
Quels sont les risques liés à un usage inapproprié des feux diurnes ?
Les risques liés à un usage inapproprié des feux diurnes comprennent la dangerosité de conduire la nuit avec seulement les diurnes allumés sans feux arrière, rendant le véhicule peu visible par derrière, situation interdite et pouvant entraîner des accidents.
Les feux diurnes consomment-ils beaucoup d’énergie ?
Les feux diurnes, surtout équipés de LED, consomment très peu d’énergie, avec une surconsommation de carburant d’environ 0,2 %, bien moindre que les systèmes classiques, ce qui limite leur impact environnemental.

Jonathan partage sa passion pour l’automobile à travers des articles où se mêlent découvertes techniques et coups de cœur personnels. Amateur de belles mécaniques sans prétention d’expert, il aime transmettre son enthousiasme et ses observations au fil des essais. Toujours curieux d’apprendre, il explore l’univers auto avec un regard sincère et accessible.




