Vue d’ensemble :
La Citroën GS est une berline bicorps fastback produite de 1970 à 1981, reconnue pour ses innovations comme l’hydropneumatique et son freinage à disques. Elle s’inscrit dans la gamme Citroën entre la 2 CV et la DS, avec une production de près de 1,9 million d’exemplaires pour la GS, complétée par la GSA jusqu’en 1986. Le modèle a marqué son époque par sa tenue de route, son confort, et la diversité de ses versions, notamment la rare GS Birotor.
La Citroën GS continue de surprendre par son allure et ses caractéristiques techniques, alors même que le segment des voitures familiales des années 1970 est en pleine concurrence. L’intégration du moteur boxer 4 cylindres et de la suspension hydropneumatique a permis à ce modèle de se distinguer durablement. Les collectionneurs et passionnés s’intéressent aussi aux clubs spécialisés comme GSAventure, où l’échange autour des pièces et des conseils d’entretien est privilégié. Comprendre les évolutions et les variantes de cette voiture française ancienne facilite l’évaluation de son potentiel sur le marché actuel et simplifie les démarches d’achat.
Citroën gs : historique et contexte
La Citroën GS a été produite de 1970 à 1981, s’imposant rapidement comme une compacte innovante dans la gamme Citroën. En 1979, elle est progressivement remplacée par la GSA, produite elle jusqu’en 1986. Ensemble, ces deux modèles totalisent une production impressionnante de près de 2,5 millions d’exemplaires, dont environ 1,9 million pour la GS et 577 000 pour la GSA.
Conçue pour combler un vide entre les populaires 2 CV et Ami et la grande DS, la GS s’inscrit dans un contexte où l’automobile familiale moyenne connaît une forte concurrence, notamment avec les Renault 12, Peugeot 304, ou encore la Fiat 128. Citroën a su répondre avec un modèle à la fois novateur et cohérent, proposant une berline bicorps fastback et des versions breaks, ainsi que des variantes commerciales très prisées.
Le projet « G », lancé en 1967 après l’abandon des prototypes C60 et F, a abouti à une voiture au style fluide et aérodynamique, dessinée sous la direction de Robert Opron. Son design innovant et ses nombreuses innovations mécaniques ont permis à la GS d’être élue Voiture européenne de l’année en 1971.
La GS a également connu des évolutions notables au fil des ans, avec l’arrivée en 1979 de la GSA qui se distingue par son hayon arrière, modernisant la gamme. Les premières versions GS ont cependant souffert de défauts de finition et de moteurs sous-motorisés, mais ces lacunes ont été corrigées avec les évolutions des motorisations et la diversification des finitions, allant de la Confort spartiate à la luxueuse Pallas.
Caractéristiques techniques et innovations hydropneumatiques
Moteur, tenue de route et freinage
La Citroën GS est notamment remarquable par son moteur boxer 4 cylindres à plat refroidi par air, proposé dans différentes cylindrées entre 1 015 et 1 299 cm3. La puissance varie de 55,5 ch à 65 ch DIN, assurant à la berline des performances compétitives à l’usage réel, avec une vitesse maximale autour de 164 km/h pour les versions standards. Ces moteurs étaient réputés pour leur silence de fonctionnement mais souffraient parfois d’une faible souplesse et d’une consommation d’huile accrue sur les premiers modèles.
La GS a introduit la suspension hydropneumatique dans un segment populaire, héritée des modèles haut de gamme Citroën, apportant un confort exceptionnel et une tenue de route précise. Ce système original agit sur l’ensemble des roues indépendamment, offrant une assiette constante et absorbant efficacement les irrégularités de la route. Il nécessite cependant une attention particulière lors de l’entretien : le remplacement régulier des sphères hydropneumatiques est crucial, et des défauts d’étanchéité peuvent engendrer des coûts supplémentaires a long terme.
Le freinage de la GS est assuré par quatre disques assistés à haute pression, une innovation pour une berline familiale à cette époque. Le frein à main agit sur des petites plaquettes dédiées, nécessitant un réglage périodique. La direction à crémaillère, non assistée, se distingue par sa légèreté et sa précision, renforçant la maniabilité et la sécurité.
Différences de consommation et performances selon motorisations
| Motorisation | Puissance (ch) | 0 à 100 km/h (s) | Vitesse max. (km/h) | Consommation (L/100km) |
|---|---|---|---|---|
| 1 015 cm3 | 55,5 | 18,3 | 148 | 9,3 |
| 1 222 cm3 | 60 | 16,1 | 151 | Autour de 8 à 9 |
| 1 299 cm3 | 65 | Non précisément documenté | Environ 164 | Légèrement supérieure au 1222 cm3 |
| Birotor 995 cm3 (rotatif) | 107 | 14 | 175 | Entre 12 et 20, très haute |
Le moteur Birotor à piston rotatif présente des performances supérieures mais souffre d’une consommation excessive et d’une usure prématurée des segments d’étanchéité, contribuant à sa rareté et à son rejet commercial.
Modèles et versions : GS, GSA et birotor
GS Birotor et le moteur Comotor
La GS Birotor est la version la plus rare et la plus excentrique de la gamme, produite en très petite série entre 1973 et 1975 avec seulement 846 exemplaires. Son moteur birotor Comotor à pistons rotatifs de 995 cm3, développé en partenariat avec NSU, délivre 107 ch et permet une vitesse maximale de 175 km/h.
Cette version se distingue aussi par un train avant inédit, des ailes élargies, et des pneus plus larges (165×14). Elle souffre néanmoins de problèmes de fiabilité, notamment liés à l’usure rapide des segments rotatifs et à une consommation de carburant très élevée pouvant atteindre jusqu’à 20 litres aux 100 km.
Le succès limité et les contraintes mécaniques ont conduit Citroën à reprendre les exemplaires vendus, avec seulement une cinquantaine d’exemplaires échappant à cette procédure, ce qui rend la GS Birotor extrêmement précieuse aujourd’hui sur le marché de la collection, avec des prix souvent supérieurs à 80 000 euros.
GS X2 et X3 puis GSA
Les versions GS X2 et X3, commercialisées entre 1974 et 1979, apportent des améliorations notables en termes de motorisation et de boîte de vitesses. Le GS X2 est équipée d’un moteur 1222 cm3 de 65 ch avec une boîte manuelle 4 rapports, tandis que la GS X3 passe à un moteur 1299 cm3 et offre une boîte 4 rapports également.
La GSA, apparue en 1979, est une évolution majeure avec un design intégrant un hayon arrière, modernisant ainsi l’accès au coffre et la praticité. Les premières GSA étaient équipées du moteur 1,3 litre de 64 à 65 ch et proposaient pour certaines versions une boîte 5 rapports.
GSA Spécial et variantes
La GSA Spécial, introduite dans les années 1980, se positionne comme une version plus accessible, initialement dotée du moteur 1,1 litre, puis du 1,3 litre en évolution. Ce modèle offre une boîte 4 ou 5 rapports selon la finition.
Parallèlement, plusieurs éditions limitées ont vu le jour, telles que la GS Basalte (1978), la GSA Tuner (1982), la GSA Break Cottage (1983) et la GSA Chic (1984), chacune avec des caractéristiques spécifiques et une production limitée à quelques milliers d’exemplaires, lesquelles sont particulièrement recherchées aujourd’hui.
L’éclairage de la rédaction. « La suspension hydropneumatique, innovation clé de la GS, nécessite un entretien rigoureux pour préserver son confort et sa tenue de route dans la durée. »
Communauté et clubs : GS/GSA en réseau
La communauté des passionnés de Citroën GS et GSA est très active et organisée autour de clubs dédiés tels que GSAventure, un club reconnu réunissant amateurs et collectionneurs. Ces groupes proposent des forums d’échange, des sorties, salons et un réseau d’entraide important concernant les conseils d’achat et d’entretien.
Les clubs facilitent aussi l’accès aux pièces d’occasion ou neuves, en collaboration avec des partenaires spécialisés, ce qui est précieux vu la raréfaction progressive des pièces de rechange originales. L’authenticité et l’état d’origine y sont valorisés, notamment grâce à l’utilisation de composants comme les pneus Michelin d’origine lors des restaurations.
Ce réseau permet également d’évaluer précisément la rareté réelle des modèles en circulation, dont certaines versions commercialisées en faible quantité comme les breaks vitrées ou les exemplaires commerciaux. Cette information est cruciale pour les collectionneurs qui doivent juger de la valeur patrimoniale et de la disponibilité sur le marché.
Marché de l’occasion et conseils d’achat
Sur le marché actuel de l’occasion, les Citroën GS et GSA se négocient en moyenne entre 10 000 et 30 000 euros, selon l’état, la version et la rareté du véhicule. Les modèles les plus recherchés restent les premières versions authentiques équipées du moteur 1 015 cm3 et de la suspension hydropneumatique d’origine.
Un achat avisé se fonde sur une inspection minutieuse des points clés : état mécanique général, bon fonctionnement et étanchéité de la suspension hydropneumatique, système de freinage et conformité des pièces d’origine. La raréfaction des pièces d’origine et la complexité de certains éléments mécaniques imposent d’orienter le choix vers des voitures régulièrement entretenues.
Les modèles rares comme la GS Birotor dépassent souvent les 80 000 euros en vente aux enchères ou sur le marché de collection. Pour toute évaluation, il est conseillé de consulter des experts ou de s’appuyer sur les clubs spécialisés qui connaissent précisément les valeurs et les particularités des modèles.
Enfin, la restauration intégrale en état d’origine augmente considérablement la valeur de revente, tout en garantissant la pérennité et la qualité de conservation. À noter que le réseau communautaire et la disponibilité progressive des pièces d’occasion restent des atouts majeurs pour les acquéreurs.
FAQ — Citroën gs
Quel est le prix d’une Citroën GS ?
Le prix d’une Citroën GS sur le marché de l’occasion varie généralement entre 10 000 et 30 000 euros selon l’état, la version et la rareté. Les modèles les plus rares comme la GS Birotor peuvent dépasser 80 000 euros en ventes aux enchères ou pour les collectionneurs.
Quelle est la date de sortie de la Citroën GS ?
La date de sortie de la Citroën GS remonte à 1970. Elle a été produite jusqu’en 1981 avant d’être progressivement remplacée par la GSA à partir de 1979.
GS veut dire quoi ?
GS signifie « Grande Série ». Ce nom reflète l’ambition de Citroën de proposer une voiture compacte innovante et accessible entre les modèles populaires et les grandes berlines.
Quelle est la motorisation de la Citroën GS ?
La motorisation de la Citroën GS comprend un moteur boxer 4 cylindres à plat refroidi par air, de cylindrées allant de 1 015 à 1 299 cm³, avec des puissances entre 55,5 et 65 ch DIN. Une version birotor rotative existait aussi en série très limitée.
Quelles sont les caractéristiques de la suspension hydropneumatique de la Citroën GS ?
La suspension hydropneumatique de la Citroën GS agit indépendamment sur chaque roue, offrant un confort exceptionnel et une tenue de route précise avec une assiette constante. Elle nécessite un entretien rigoureux, notamment le remplacement régulier des sphères.
Combien de Citroën GS ont été produites ?
Près de 2,5 millions d’exemplaires ont été produits entre la GS et la GSA. Environ 1,9 million de GS ont été fabriquées entre 1970 et 1981, et 577 000 GSA entre 1979 et 1986.

Jonathan partage sa passion pour l’automobile à travers des articles où se mêlent découvertes techniques et coups de cœur personnels. Amateur de belles mécaniques sans prétention d’expert, il aime transmettre son enthousiasme et ses observations au fil des essais. Toujours curieux d’apprendre, il explore l’univers auto avec un regard sincère et accessible.




