Problèmes du moteur PureTech de Peugeot : quels modèles sont concernés ?

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Une voiture qui semble bien entretenue ne laisse présager un problème, jusqu’au matin où le voyant huile s’allume. Ce n’est pas de la malchance, c’est le PureTech 1.2. Depuis des années, des milliers de propriétaires vivent cette même histoire à travers toute l’Europe. Une courroie de distribution immergée dans l’huile qui se dégrade, des débris qui obstruent le circuit, une pression d’huile qui chute. Résultat : un moteur foutu. Stellantis a mis du temps à admettre le problème. Mais aujourd’hui, les propriétaires concernés ont des droits qu’ils peuvent faire valoir. Ce guide fait le point sur tout.

Un moteur prometteur, une réalité décevante

Le moteur PureTech semblait être une révolution. Il a été conçu en 2012 par Stellantis avec un objectif précis. En effet, il s’agissait de concevoir des véhicules compacts avec de faibles émissions avec à la clé des pièces Peugeot de bonne qualité et des performances dynamiques.

Le moteur naturellement aspiré réduisait la consommation de carburant et les émissions de CO₂. Sa consommation était réduite de 25 % par comparaison à un quatre-cylindres offrant la même puissance, ce qui était plutôt considérable. La version turbo offrait jusqu’à 21 % d’économies supplémentaires. Sur le papier, tout était parfait.

Mais derrière ces promesses se cachaient des problèmes plus graves. Ces petits moteurs à essence, montés sur des milliers de voitures au Royaume-Uni, font l’objet de critiques généralisées. Le bilan est lourd : des défauts de courroie de distribution, une usure des segments de pistons et une consommation d’huile excessive.

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Le cœur du problème : la courroie immergée dans l’huile

Tout commence par un choix technique contestable. Contrairement à une chaîne classique, le PureTech embarque une courroie de distribution immergée dans l’huile. Les constructeurs vantent un gain d’efficacité de 1 à 2 %. Mais l’unanimité dans l’industrie automobile est que ce bénéfice ne vaut pas les risques.

En effet, la matière de la courroie se dégrade avec le temps. Ainsi, des particules issues de l’usure circulent dans l’huile. Ces derniers peuvent alors obstruer le filtre de la pompe à huile, les électrovannes et la pompe à vide. Autant dire que cela n’est pas sans conséquence sur le véhicule conduisant de nombreux propriétaires à avoir recours à des Peugeot pièces détachées.

En effet, dès que ces problèmes d’obstruction surviennent, ils engendrent une chute de la pression d’huile. Cela peut mener à une défaillance moteur catastrophique, même sur des véhicules bien entretenus avec un historique de service complet. Un usage majoritairement urbain fragilise encore davantage le moteur car les courtes distances favorisent la dilution de l’huile. Ainsi, des gouttelettes de carburant non brûlé glissent le long des parois des cylindres et se mélangent à l’huile du carter. Ce mélange devient alors abrasif pour la courroie.

La surconsommation d’huile

La courroie n’est pas le seul défaut. De nombreux moteurs 1.2 PureTech, notamment ceux fabriqués avant 2023, consomment de l’huile à un rythme anormalement élevé. En effet, certains moteurs perdent un litre tous les 1 500 kilomètres.

Cette surconsommation est souvent liée à des segments de piston défaillants ou à des problèmes de soupapes de ventilation du carter. Elle est gérable avec un entretien adapté, mais peut être dévastatrice si elle passe inaperçue.

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Le groupe PSA recommandait un changement d’huile tous les 10 000 à 12 000 miles. Les spécialistes, eux, recommandaient d’agir bien avant cette date. En effet, certains propriétaires rapportaient une consommation d’un litre tous les 1 000 miles.

Les modèles concernés

Le problème dépasse Peugeot. Les modèles concernés incluent la Citroën C3, C3 Aircross, C4X et C5 Aircross, la DS 3 Crossback et DS 4. Il en est de même pour la Fiat 600, la Jeep Avenger, la Peugeot 208 et 2008. Ensuite, la Vauxhall Corsa, Astra, Frontera, Grandland et Mokka ne font pas exception.

Pour ce qui est des véhicules Peugeot concernés, ils couvrent les 108, 208, 2008, 308, et 5008. Les nouvelles versions de ces moteurs utilisent désormais une chaîne de distribution. Ainsi, la défaillance de la courroie est réglée. Un rappel émis en janvier 2021 concernait le modèle Peugeot 208 de la période allant du 17 juin 2013 au 1er avril 2017. En effet, la pompe à vide de freinage pourrait être endommagée par des débris de courroie. Le risque de sécurité inclut une perte d’assistance au freinage.

Rappels et indemnisation

Stellantis a capitulé face aux réclamations en reconnaissant ses torts. Dès 2021, PSA Group avait d’ailleurs établi que la contamination de l’huile provoquait une détérioration précoce de la courroie. Pour corriger le tir, le constructeur propose désormais une extension de garantie sur les blocs PureTech 1.0 et 1.2 d’ancienne génération. Ce dispositif couvre à 100 % les pièces et la main-d’œuvre pendant 10 ans ou 180 000 km, selon des conditions bien précises.

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Le 7 mai 2025, Stellantis a lancé une plateforme d’indemnisation en ligne pour dédommager les propriétaires européens qui ont subi cette défaillance. Cette initiative vise ceux ayant supporté des frais de consommation d’huile excessive ou une dégradation prématurée de la courroie. De plus, elle concerne les dépenses entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024, pour les marques Citroën, DS Automobiles, Vauxhall et Peugeot.

Que faire lorsqu’on possède un moteur PureTech ?

Pour limiter les risques, mieux vaut utiliser une huile conforme PSA B71 2312. De plus, il est important de ne pas dépasser 7 000 km entre deux vidanges sur les versions turbo. Un grincement peut en effet constituer l’un des premiers signes d’usure de la courroie. Dans ce cas, une inspection rapide du moteur est fortement recommandée. Lors de chaque contrôle du niveau d’huile, il est également conseillé de vérifier l’état visible de la courroie à travers le bouchon de remplissage d’huile.

Les défaillances du moteur PureTech 1.2

Lancé sous les meilleurs auspices, le PureTech 1.2 a convaincu des millions d’acheteurs. Cependant, la courroie immergée dans l’huile a mis en péril des moteurs entiers, parfois sous les 50 000 kilomètres. Stellantis a tardé à agir, mais le programme d’indemnisation de 2025 représente un premier pas concret. Les propriétaires de l’un de ces moteurs ont tout intérêt à ne pas négliger l’entretien de la courroie de distribution. La longévité et le bon fonctionnement du moteur en dépendent directement.